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Le rêve du mois

    Chaque mois, j'interprète un rêve qu'on m'a confié. 
Ensuite il est archivé,

Janvier 2020.

Prendre sa place est dangereux,
suivi de Photographier un raz-de-marée.
     (deux rêves faits la même nuit par une femme de 45 ans)
   .
  Je suis en train de restaurer des grilles extérieures de la demeure où j'habite avec un homme.
    Puis, c'est une scène de rue avec un climat tendu. Je suis en train de garer ma voiture le long d'un trottoir. Une fois ma manoeuvre terminée, je m'aperçois que je suis trop loin du trottoir. Je refais ma manoeuvre. Je suis à présent près du trottoir mais je heurte la voiture de devant pleine de femmes. Des hommes armés passent sur le trottoir et regardent les femmes à l'intérieur qui sont armées elles aussi. Les femmes tirent sur les hommes et se font tuer en retour. Sauf une femme hindoue avec l'œil peint sur le front qui n'est pas armée. Elle est assise pieds nus et fait des gestes très doux.
    La scène change. Je suis devant la grille que je restaure. Je me sens responsable de la mort des femmes dans la voiture. Parce que je ne suis pas intervenue par peur de ne pas survivre au conflit.
   Je rentre dans la demeure parce que je ne souhaite pas y rester. Je monte à l'étage pour faire mes bagages. Je croise mon compagnon. Je lui dis que je pars. Il me fait alors l'amour dans les escaliers.

     La demeure est la variante bourgeoise et aisée de la maison. Elle représente la personnalité riche de la rêveuse qu'elle défend et protège par des grilles sans cesse entretenues. 
    Garer sa voiture, c'est prendre sa place dans la vie et dans la société. Quand d'ordinaire elle prend sa place, elle sent bien qu'elle est trop éloignée des choses et souhaite donc se rapprocher. Mais voilà, prendre sa place, c'est risquer d'entrer en conflit avec ceux qui sont déjà là. Et l'inévitable survient sous la forme d'une fusillade entre hommes et femmes.
   Le passé traumatique de la rêveuse resurgit là, intact. Elle dit : "Dans mon enfance, mes parents se querellaient souvent. L'un me prenait à parti pour soutenir sa thèse contre l'autre. Et bien que je comprenne l'un, j'étais terrifiée à l'idée de mettre en danger l'autre, que je comprenais aussi."
   De ce traumatisme d'enfance, qui se réactive à chaque tentative d'affirmation de soi, il en reste une culpabilité de ne pouvoir résoudre le conflit et une volonté de se préserver derrière un système de défense sans cesse entretenu.
  La scène d'amour dans l'escalier montre que, pour elle, l'union des attitudes opposées (protection ou affirmation de sa différence) ne peut se faire que de manière furtive, dans un entre-deux (étages) lorsqu'elle est en train de fuir. 
   Cependant, il reste un personnage qui laisse entrevoir une solution quand le traumatisme d'enfance se rejoue. La femme hindoue. Elle a le " troisième œil " peint sur son front. C'est le troisième regard, celui qui concilie en soi les opposés qui se combattent, il symbolise la connaissance de soi. Elle a les gestes doux et n'est pas armée. 
    La connaissance de soi. La rêveuse connaît son histoire traumatique. Fourbir des défenses actives (armes) ou passives (grilles) ne sert de rien. Tenter d'intervenir dans un conflit de quelque manière que ce soit est voué à l'échec. Le secret est la non-intervention, le désarmement et la douceur. 
   En vrai dans un moment solitaire d'introspection, il est important de revivre la scène d'enfance traumatique avec toutes ses émotions, les observer pour se dégager du problème qui n'est pas celui de la rêveuse mais seulement celui de ses parents et de dire ensuite : " Je m'affirme tranquilement et prend ma place sans craindre le conflit qui ne m'appartient pas. Mes parents, ce conflit-là, c'est le vôtre, je vous le remets ! "
    Un autre rêve est venu à la rêveuse dans la même nuit. 

Photographier un raz-de-marée. 

  Je suis en voyage en Ecosse avec d'autres personnes inconnues. Il y a des lumières magnifiques. Je suis à la réception d'un hôtel et je regarde par la fenêtre. Le ciel se couvre, un orage se prépare avec des lumières fabuleuses. Je sors pour accèder à un ponton en bois et prendre des photos. Il pleut à verse et mon appareil n'est pas protégé. Des gens présents me disent que je vais le bousiller, l'objectif étant déjà mouillé. Je réponds qu'il est costaud et je prends un chiffon pour essuyer l'objectif, puis je prends des photos.
    La scène suivante me voit me promenant le long d'un chenal, sur ma gauche, qui conduit à la mer. la vue est agréable et je ralentis. Des personnes me disent de ne pas rester là à cause du mascaret. mais moi, je reste parce que j'ai envie de photographier l'instant insolite. 
  Le mascaret commence. Il vient du fond, c'est un raz-de-marée. D'énormes masses d'eau remontent, des personnes fuient. J'estime la distance et la vitesse de progression du mascaret et me positionne au bord du chenal à mi-distance. Je prévois de reculer étape par étape. Je prends des photos et cavale en arrière au point suivant pour rephotographier la scène. Arrivée là, je vois que le chenal remonte sur les bords. Il va falloir que je fasse attention à partir dans une direction bien précise parce que l'eau risque, au retour de vague, de me prendre sur le côté.
    C'est ce qui se passe, mais je me suis mise hors d'atteinte, dans un endroit sûr.

     L'Ecosse est le pays des fantômes, des ciels bas, du vent sur la lande et des pluies. Le paysage mystérieux se prète donc à une irruption de l'inconscient. Photographier un raz-de-marée, c'est observer l'envahissement de la psyché par les émotions. Le rêve met en situation la rêveuse de faire face à ses émotions qui menacent de la submerger. Il lui fait voir qu'elle en est capable grâce à son sens pratique, sa curiosité et son don d'observation. Il lui dit de ne pas écouter le bon sens commun qui est de se garder de telles émotions.

   Ce rêve est la bien la réponse l'angoisse du conflit qui la saisit dès qu'elle veut prendre sa place. Elle n'évitera pas les émotions. Mais elle sait désormais qu'en les observant avec attention et curiosité, elle évitera d'être submergée. Elle acquerra  ainsi la connaissance de soi qui libère de la peur et que symbolise le troisième oeil de la femme hindoue.

     Il reste à cette femme à passer de l'enseignement du rêve à la pratique dans le quotidien. 
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